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APIDA66

Association Pour l'Intégration des Déficients Auditifs des Pyrénées-Orientales: interprétariat LSF, SAVS, accompagnements, milieu médical, dossiers MDPH

Publié le par apida66

 

 Le Centre Méditerranéen de Littérature

Présente

« Les dernières femmes Chin dans le royaume de l’Arakan en Birmanie »

Reportage photographique de Thierry LEGROS

Exposition au Palais des Congrès (Espace Vives) 36 Cours Palmarole 66000 PERPIGNAN

 

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ARTICLE DE THIERRY LEGROS, ADHERENT DE L'APIDA66

 

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Il lit sur les lèvres. Elles disent tout sur leur visage. Un monde de silence s'est rencontré au bout du monde. Il s'expose jusqu'au 26 octobre au Palais des congrès de Perpignan, dans le cadre des cérémonies des 30 ans du Cercle méditerranéen de littérature. Il ? Thierry Legros, ancien rugbyman, fou de haute montagne, accroc de voyages, addict de la photo. Et sourd de naissance. Elles ? Les femmes Chin, une ethnie confinée au sud-ouest de la Birmanie, sur les rives du golfe du Bengale. Et le visage entièrement tatoué. "Elles étaient ainsi tatouées pour éviter qu'elles se fassent enlever par des peuples ennemis. Elles sont uniques en Birmanie", confie le Perpignanais globe-trotter. "La peur tient toujours en alerte" "Je voulais découvrir ce pays fermé, secret, qui s'ouvre enfin. Je suis parti seul et je cherchais un sujet fort. J'ai rencontré ses femmes avec ses toiles d'araignées tatouées sur leur visage". Et comment communiquent un Français sourd et des Birmanes n'utilisant que le dialecte Chin ? "Par le regard, par les gestes. Vous savez, on parle trop chez nous. Pour se connaître, pour communiquer, on n'a pas toujours besoin de mots. Pour arriver jusqu'à elles, je me suis fabriqué une carapace pour avancer, malgré l'inconnu, les déplacements compliqués, les autorités méfiantes. Oui, la peur est présente. Mais il faut la maîtriser. Elle te tient toujours en alerte". Les clichés dévoilent, au-delà des tatouages, des visages doux, mais épuisés. Des femmes hors du temps. "Mais, si fortes". Thierry Legros rêve toujours d'Asie, un virus inoculé par son père, militaire au 11e Choc de Mont-Louis. Le 29 octobre, il en reprend le chemin. Direction le détroit de Malacca, la porte de l'Asie. Pendant six semaines. "Comme avec les femmes Chin, je ne m'autoriserai pas tout, pour mieux me faire accepter". Et communiquer. Du regard. Sans un mot.

 

L'indépendant du 24/10/2012 (http://www.lindependant.fr/2012/10/24/parole-a-la-photo,174194.php)


 

 

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